AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 
we can never talk - roscoe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

› MESSAGES : 40
› DATE INSCRIPTION : 18/07/2016



Sujet: we can never talk - roscoe
Lun 25 Juil - 18:48


we can never talk

Le seul avantage de Louison dans l'institut c'est son petit air de garçon insolent mais innocent. On faisait rarement attention à lui, d'autant plus que sa pathologie le classait parmi les moins dangereux. Alors, on posait à peine un regard sur lui, on le laissait circuler à sa guise. On lui disait même bonjour le matin, et il avait vite compris qu'il avait tout intérêt à jouer sur cette corde. Ca n'avait pas été difficile de tout faire pour se couler dans le moule, il était prédisposé à faire ce qu'on attendait de lui. Mais il avait aussi appris à en tirer les bénéfices. Il ne lui avait pas fallu très longtemps avant de savoir comment se glisser de ses quartiers à ceux des criminels. C'était vraiment un jeu d'enfants, c'était même trop facile, un peu inquiétant. Mais il n'avait rien dit, n'avait pas révélé les brêches dans le système de sécurité. Parce que sortir du quartier criminel était plus difficile d'y rentrer, pour sûr, mais ça restait facile, surtout quand on avait une bonne raison de faire les allers et retours. Pour rentrer, il fallait juste savoir allonger le bras entre les grilles, pour sortir il suffisait juste de dire qu'on s'était égaré et que les portes étaient ouvertes. Quand vous êtes fous, les gens ne se posent pas vraiment de question, ils partent du principe que vous êtes capables de tout, pour aucune raison. Mais Louison avait une bonne raison. Il avait Rachel. Toute la journée, il se l'imaginait dans sa cellule sans fenêtre, il l'avait vu, l'image avait scarifiée sa rétine. Son petit corps menu contre le mur froid. Parce qu'elle s'asseyait toujours à côté de l'issu, comme si elle l'attendait. Souvent, quand il parvenait à atteindre sa cellule, la porte était fermée, mais il savait qu'elle était juste là, contre le mur, de l'autre côté, alors il s'asseyait lui même sur le sol froid, la joue contre le mur et il murmurait assez fort. Le mur était fin, extrêmement fin, alors elle l'entendait, et elle lui répondait. Ca ne durait jamais des heures, il y avait toujours quelqu'un pour les interrompre, pour lui prendre la main et le raccompagner à sa chambre. Mais il revenait le lendemain. Parfois, il ne parlait pas. Parfois, elle ne parlait pas. Mais il revenait tous les jours quand même. Comme aujourd'hui. Il était resté prostré, la joue contre le mur froid. Il ne sentait plus la moitié de son visage et ses genoux étaient douloureux. Ils n'avaient pas prononcé un mot tous les deux et il sentait la frustration monter dans sa poitrine. Il se refusait de lui hurler dessus. Aujourd'hui il avait envie de lui dire que tout ça c'était sa faute à elle. Et il se taisait. Il sentait les mots se former dans sa bouche, ça lui donnait la nausée. Il allait exploser et les mots avec. Il se releva doucement, une jambe après l'autre, les mains plaquées contre le mur. Il détacha sa joue du mur. Puis une main, puis l'autre. Il se détourna tout à fait, le regard rivé sur le bout du couloir. Il fit deux pas dans le couloir, et comme si quelqu'un quelque part là haut ou en bas l'avait entendu, c'était la silhouette féminine de Roscoe  qui lui faisait face. Il marcha plus vite, si vite qu'il percuta l'épaule de l'autre. Il se retourna vers lui, un sourire en coin. Louison n'avait pas envie de jouer, il avait envie d'en venir aux choses sérieuses tout de suite. Puis après, il y aurait un infirmier qui les séparerait et il dormirait sur ses deux oreilles, léger, la frustration partie. Il chercha le regard de Roscoe, parce que ça pouvait ne pas être le sien. Mais c'était bien lui, il y avait cette lueur un peu dure, que les autres n'avaient pas, il avait cette posture un peu plus ancrée dans le sol, les sourcils légèrement froncés. " On était perdu dans ses pensées, Roscoe ? On regardait pas où on allait, mon garçon ? "  Avec son sourire de canaille, et son ton faussement paternaliste, il avait clairement l'air de quelqu'un dérangé, encore plus que quand il avait ses crises. Mais Roscoe n'allait pas le juger, non, il n'attendrait pas de le juger. Il allait d'abord lui mettre son poing dans le gueule. Fallait pas croire, Roscoe savait ce qu'il faisait de ses poings aux doigts fins, même s'il n'en avait pas l'air.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

› MESSAGES : 71
› DATE INSCRIPTION : 17/07/2016



Sujet: Re: we can never talk - roscoe
Jeu 4 Aoû - 21:34


       
we can never talk
LOUISON & BRONWEN


“If you don't control your temper, your temper will control you.”


Elles sont toutes identiques. Toutes des gonzesses à la recherche d'emmerdes. Elles sont les aimants qu'il se donne du mal à démagnétiser. Elles attirent tous les nuages noirs et il est celui qui se retrouve en dessous à chaque fois. Il les déteste autant qu'il les aime, mais il ne se voile pas la face. Ses lucioles sont comme toutes les autres chiennes en chaleur et son travail est de tenir fermement la laisse pour éviter qu'elles n'aillent s'aventurer sur la route. Même lui pense que ce serait dommage d’abîmer de si jolie truffe. Quand on y pense, Roscoe est le gardien d'un temple maudit. Un temple dégorgeant de nymphes et de sirènes assoiffées de destructions. Il est le Cerbère. Le protecteur. Oui, mais de qui ? Il est plus simple de penser qu'ils protègent les demoiselles qui se frottent contre les jambes pour attirer l'attention des clébards. Mais si il était là pour protéger le reste du monde ? Être le geôlier de ces dames qui n'en font qu'à leur tête et qui, sans lui, auraient déjà versé le carmin sur les belles robes. Peut-être qu'il n'est pas celui qu'il prétend être depuis le début. Peut-être que le bad boy n'est pas mauvais, mais tout simplement abominable. Roscoe pourrait être le bon samaritain, le père de famille aimable qui la nuit tombée se transforme en prédateur aiguisant ses plaisirs déviants sur les os pubères des gamines du quartiers. Oh oui, Roscoe pourrait être tout et n'importe quoi. Ce qu'il prétend être derrière le regard froid, juste des poings et le garde du corps de toutes les catins. Ou autre chose. Une chose qu'on n'aimerait pas croiser à la lumière défaillante d'un lampadaire. Qui connaît réellement Roscoe ? Les lucioles ? Peut-être bien. Ce qui expliquerait pourquoi elles le laissent se défaire de toute la violence qu'il accumule sans broncher. Lui qui se donne comme mission d'éviter les problèmes ne se fait pas prier pour abattre ses doigts refermés sur les silhouettes.
L'abominable cerbère se promène. Les yeux fuient, mais c'est pour mieux accrocher les détails. Il n'est pas vraiment aimable, encore moins que Bronwen. Il garde le silence, grogne comme un clebs avant d'aboyer. S'il avait possédé son propre corps -bien que celui dans lequel il se déplace est le sien- et qu'il avait été au lycée, Roscoe aurait fait partie de ces gamins qu'on surveille du coin de l’œil par peur qu'un jour il arrive avec une arme pour faire un carnage. Il en aurait été capable. Mais heureusement pour tout le monde, le carnage ne s'est pas fait avec ses mains et loin d'un lycée. L'homme est affamé de violence autant que les catins qui partagent le corps le sont de sexe. Il est toujours calme d'apparence, pas aimable, mais calme. La démarche masculine contraste avec ce corps toujours aussi féminin malgré les vêtements communs. Lui, sous ses mains, c'est un corps d'homme qu'il sent. La paume est pleine quand elle atteint l'entrejambe. Anatomie imaginaire. Il y a bien la longueur des cheveux qui reste la même, c'est mieux pour son style pseudo-rebel. Gras aurait été encore mieux, mais Bronwen fait toujours attention à son hygiène. Les mains fourrées au plus profond des poches du pantalon et les épaules voûtées lui donne un air de gamin perdu. Un gamin qu'on ne laisserait pas seul avec sa fille. Il y a quelque chose dans sa démarche qui ferait trembler les murs. Des sabots en acier retentissant aux alentours pour prévenir de son arrivée et pourtant son épaule touche presque le mur qu'il longe. C'est le paradoxe Roscoe. Le gros bras qui fait profile bas. Le mastodonte à l'allure de gamin. De gamine plutôt. Il avance, les yeux braqués sur le sol tandis que sa main droite est occupée à maltraiter un morceau de fil dans sa poche. Le morceau – qu'il se représente gris dans la tête- est roulé entre son pouce et son index  puis tirer, il tente de séparer les griffes en y plantant un ongle étrangement féminin. Il torture l'objet inanimé en espérant l'entendre crier. Il y arrive presque, il sent le fil se découdre encore un peu plus et bientôt il sera complètement séparé du reste du pantalon. Bientôt, quand soudain le choc. Les épaules se percutent et le fil lui échappe. Ça l'agace, c'est comme enlever à un molosse son jouet encore plein de baves, c'est stupide. La tête se lève et tel un pantin à qui on vient de tirer toutes les ficelles, le corps se redresse immédiatement. Le menton haut, il prend de la hauteur le cerbère. Les crocs à la lumière du jour, la lèvre retroussée d'un homme dégoûté.  « P'tit con ! » Plus un grognement que de véritables mots, mais ils restent audibles. Les mains se glissent hors des poches.  «Je sais pas quel est ton problème, mais tu vas en avoir un autre très bientôt. » Les pas lourds s'approchent du blondinet. Gueule d'ange, mais une langue fourchue que Joan aimerait bien sentir entre ses cuisses. Roscoe ne s'est pas réveillé avec l'envie de se battre, il ne sait même pas ce qu'il fait là, au contrôle du corps, mais il peut pas laisser ce con jouer avec lui. Son sourire l'insupporte encore plus que sa voix.  «Ce serait dommage d’abîmer une belle gueule. » Dommage oui, mais à peine la phrase terminée que le petit corps qui se croit grand se jette en avant. Ce n'est pas un poing qu'il abat sur une des joues, mais les deux mains se referment autour du cou. Elles serrent, se referment jusqu'à sentir la tuyauterie à l'intérieur. Tellement simple à exciter le petit Roscoe que les autres lucioles lèvent les yeux d'exaspération. Il a intérêt à pas se faire prendre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
we can never talk - roscoe
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bill Clinton : Talk is Money (al konprann se piyay!)
» How to talk with me.
» Blabla Dodo / Sleep Talk
» Thranduil - Do not talk to me of dragon fire. I have faced the great serpents of the North
» « I wanna talk tonight until the mornin' light » ► Ft. Cléanthe (terminé)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
INSIDIOUS :: BALTIMORE :: MADNESS RETURNS :: SHARPEN YOUR KNIFE :: CELLULES-
Sauter vers: