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liberté (mefisto)

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› MESSAGES : 49
› DATE INSCRIPTION : 18/07/2016



Sujet: liberté (mefisto)
Mer 20 Juil - 20:09

Un pas, puis un autre.
Tu avances lentement le long des couloirs trop blancs, trop gris. Ils ont trop vus, ils ont trop vécus. Un pas, puis un autre, tu avances, à la découverte. Tu avances parce que tu veux sortir. Prendre l’air. Voir l’herbe et le ciel bleu. Oh oui, bleu, tu l’espères. Tu en as marre d’être ici. Tu en as marre de tout ça. Mais, tu sais…tu sais pourquoi. Quoi. Un pas, puis un autre et doucement tu y arrives et tu souris. Enfin. Loin des bruits, loin des voix. Des cris et des larmes. Parce qu’ici. Ici, il y a de tout. Du mauvais et de l’horrible. Du diable et de la pacotille. Oui, de tout. Et, c’est si désagréable, d’entendre les cris. Les pleurs. Toi qui es habitué au silence. De l’appartement. Silence. Comme ici. Dehors. Un peu plus loin que les autres. Un peu trop loin peut-être. Mais, tu t’en fiches. Oui, tu t’en fiches parce que tu te sens un peu mieux maintenant que tes pieds nus foulent l’herbe. Oui, mieux.

Sourire, tu t’écroules sur l’herbe. Comme quand tu étais enfant. Comme quand tu t’amusais dehors. Oh oui. Oui, c’est si bon. Si bien. Le ciel bleu, un peu blanc de nuage. Si bien que y a tes mains qui glissent sur l’herbe, la caresse. Un air doux rêveur sur le visage. Pour profiter de l’instant. Instant. Jusqu’à l’entendre. Jusqu’à ressentir ce sursaut qui te fais reprendre pied à la réalité. Tu sursautes, l’écoute, le cherche. Parce que tu sais. Sais.

Et c’est peut-être pour ça que tu bondis. Peut-être pour ça que tu ressembles à un chat en chasse. Chasse. Le corps qui s’envole les mains qui attrapent. Oui oui ! Tu ris. Tu ris un peu trop fort. Mais, ça y est, tu te sens mieux. Mieux. Doucement, tu t’accroupis les mains bien serrées. Jusqu’à étouffer. Jusqu’à épuiser. Mais, tu les ouvres. Tu le fixes. Sourire plus grand. Et, doucement, curieusement, tu tires. Là, la plume. Fort, trop. Elle s’arrache et l’oiseau laisse échapper un sanglot. Mais, comme pour les garçons, tu n’entends pas. Non, tu es obnubilé sur la perle qui apparait doucement. Si belle. Si douce. Plume après plume. Tu tires et ris. Tu tires et souris. Jusqu’à pouvoir griffer, jusqu’à pouvoir déchirer. La peau.

Si belles, perles carmines.

Et tes doigts deviennent doucement trop rouge et ton sourire trop grand. Et puis… Puis, tu continues et le sang coule plus fort qu’il te fait frémir, gémir. Petit gémissement qui se glisse entre tes lèvres alors qu’une de tes mains s’y dépose. Comme pour l’arrêter, comme pour goûter. Un rire. Tu n’es plus là Gauthier. Tu es retourné dans ton monde. Oh oui oui. Si beau. Si joli. Le corps chaud, tremblant. Tu fais plus attention à rien. Juste à toi. Juste à tes doigts qui fouilles, pour en trouver plus. Pour en avoir encore. Plus.

Si belles, perles carmines.

Et là, doucement, il s’insinue en toi. Il se glisse et brûle. Le désir. Plaisir. Y a ton ventre qui s’éveille. Ton corps qui réclame. Encore, encore. Et tu tires et tu ris. Gémissement, un doigt glisse dans ta bouche.

Gémissements.
Si belles, perles carmines.
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› MESSAGES : 96
› DATE INSCRIPTION : 16/06/2016



Sujet: Re: liberté (mefisto)
Lun 25 Juil - 11:23



It's a place of decay and death

A place out of phase. A place of monsters.
It is right next to you, and you don’t even see it.

Changement des horaires. C’est le jour que se traine sa carcasse diabolique entre les murs. Au soleil dardant contre les carreaux sales. D’ordinaire, c’est à la nuit qu’il vient, quand tombent les rayons, que l’obscur s’infiltre entre les pièces, rogne les esprits. Remplacer un collègue. Aucun mot au sujet de son absence. Il sait. C’est l’évidence. C’est une blessure, et pourquoi pas la mort. En dix ans. Trois sont tombés. Etonnante l’imagination des criminels, cette roue infernale que devient leur cervelle quand viennent les idées folles. Quelques uns passent dans son bureau, quelques nouveaux qu’il faudra s’éparpiller entre médecins. Mefistofele prendra la folie, les plus dangereux, les incontrôlables. Il voudra les fauves entre ses doigts curieux. Débriefing dans quelques heures. Libre pour un temps, celui de flâner entre les couloirs. Des murs crasses, griffonnés. Des barreaux pour porte. Un échafaudage instable. Rien ne tient. C’est le désaccord des demandes. L’argent va pour ceci, quand il pourrait aller pour cela. Des mains grognent à travers les belles de fer. Couloir d’un pronaos l’enfer. Il marche. Il ne regarde plus. Il se fait roi à la plèbe des malades, des siens, de tous ceux qui pourraient être ses frères. Les assassins. Un instant, le regard s’arrête sur un gamin, parce qu’il lui ressemble – Dorian. Parce que ce sont les mêmes yeux violacés. Le verrou ne grince pas. Les distances sont conservées. Sécurité.

Extérieur. Le malheur veut que l’horaire soit la sortie pour les plus jeunes. Biches gambadant dans l’herbe clôturée. Le feu gigote dans le vent, la flamme se fait joueuse, refuse d’embrasser le cylindre de tabac. Désespoir. Arrive un gosse, le sourire logé sur les lippes. Allumettes entre les doigts. Feu proposé. Plath remercie. Il devrait prévenir, se doute des méfaits à venir. Pas son service, pas son problème. Peut-être verront-ils une flammèche humaine. Les pas mènent à la solitude, au besoin de s’isoler, de ne pas côtoyer les plus jeunes. Trop instables, trop dangereux, trop… trop de rappels vers une figure de cendres.

Assis sur un banc, sa présence est absente pour celui qui s’avance. Gosse des histoires terrifiantes. Gamin que l’on voudrait écorcher pour sa beauté. Il ne le connaît pas. Il observe. Fascination pour le spectacle se jouant à son regard. Oiseau entre les paluches de l’enfant. Volatile bercé de paroles. Déplumé, massacré. Les notes deviennent torture pour l’oreille. Il observe, n’intervient pas. Ce n’est pas son rôle. Pas son patient. L’ombre se déplace, fond sur l’enfant-assassin. Il est debout Mefistofele, là, mais sans accusation. Un Commandeur encore curieux. Gamin qu’il voit tremblant. Le plaisir au fond des pupilles. Mécanisme aisé à comprendre. Caboche qu’il pourrait démêler sans peine. Au dos du gosse. Une main se pose à l’épaule, ramène l’égaré au monde. Fourberies contre l’oreille « Je devrais les prévenir… leur dire d’augmenter les doses, que le traitement ne fonctionne pas… » La main se fait serre contre les os. « Je ne dirai rien, tu pourras même emporter ton nouveau jouet » En échange de quoi grésille entre les lignes.

© neon demon




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› MESSAGES : 49
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Sujet: Re: liberté (mefisto)
Mar 26 Juil - 10:58

Tu ne le vois pas, l’entend pas.
Parce que t’es trop pris. Dans tes limbes. Dans tes désirs, plaisirs. Alors, t’es là. Là à tirer, déchirer. Les mains barbouillées de sang. Les lèvres aussi. Parce que tu dois goûter. Il faut. Parce que c’est si beau. Si bon. Tu gémis. Te crispes. T’as le trop chaud dans le ventre. Le trop chaud dans ton corps tremblant. T’en veux encore, encore. Alors, ta main libre joue, encore et encore. Pour en faire sortir plus. Toujours plus. Mais, tu le vois pas, l’entend pas. Alors, quand la main se pose sur ton épaule, tu sursautes, violemment. Ton visage se détournant de ton méfait. Pour le fixer lui. Homme. Tu sais pas qu’elle image tu renvois Gauthier et pourtant. Pourtant. T’es là, le regard hagard, les pupilles dilatées de plaisirs alors que t’as la bouche barbouillée de sang. Tes doigts enfouis entre tes lèvres. Pour le goûter. Goûter. Merde. Merde. Tu sais pas quoi penser. Tu l’entends. Un peu lointain, un peu ailleurs. Mais, c’est un homme. Adulte. Et, tu comprends assez vite que tu t’es fait prendre.

Merde.
Merde parce qu’il parle du traitement. Des cachets. Et, l’espace d’un instant. Gauthier, t’as les yeux qui se transforment. Violemment, l’enfant laisse place au monstre, encore plus grand, plus profond. Regard calculateur, tu cherches. Tu sais. Où tirer, mordre pour que lui aussi devienne comme l’oiseau. Parce que c’est beau, c’est bon. Parce que tu ne veux pas d’autres cachets. Jamais. Parce qu’ils te font mal à la tête, te donnent le tournis et que tu les détestes. Alors, tu es prêt. À le déchiqueter lui aussi. Sourire d’enfer sur tes lèvres qui contiennent encore tes doigts. Jusqu’à ce que les autres mots glissent jusque toi. Jusqu’à ce que tu comprennes, qu’il doit être lui aussi. Un peu bizarre. Le monstre de ton regard s’éloigne pour laisser à nouveau place à l’enfant. En quelque sorte.

En quelque sorte.
Parce qu’il est toujours là.
Tapis dans l’ombre, il est toujours là.

Tu te retournes, sans un mot. Tes doigts retournant jouer avec l’oiseau. Le garder. Oui mais. « Pourquoi ? » Tu les as enfin sortis d’entre tes lèvres, mais, ça dure pas longtemps parce qu’à nouveau rouge de perles carmines, tu les renfonces dans ta bouche. Et, tu dois pas te rendre compte Gauthier. À quel point c’est cochon. Dans tous les sens du terme. Parce qu’un gémissement, un tremblement s’égarent et que tu peux pas t’empêcher de laisser ton autre main se poser violemment sur ton bas-ventre trop dur, trop chaud. L’autre, tu t’en fous. Parce qu’il faut. Il faut oh oui oui. Jouir. Perles carmines, si jolies.
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› MESSAGES : 96
› DATE INSCRIPTION : 16/06/2016



Sujet: Re: liberté (mefisto)
Jeu 4 Aoû - 10:29



It's a place of decay and death

A place out of phase. A place of monsters.
It is right next to you, and you don’t even see it.

C’est l’erreur phénoménale, l’absurdité du moment. Les laisser seuls, ne pas s’approcher, ne pas déranger la folie. Mais il touille, il ne peut pas s’en empêcher. Des griffes dans leur crâne, des doigts ravageant le cortex malade. C’est l’envie de déchirer, de saisir, de comprendre ce qui ne fonctionne pas. Pourquoi psychiatre qu’on lui demandait. Pour ça. Le pouvoir sur les esprits déviés. Le droit de remettre dans le bon chemin, ou d’enfoncer toujours plus loin.

Sa main sur l’épaule du gamin. Mefistofele observe le carnage, la débâcle de sang. Juste un volatile entre les paumes du gosse. Mais le rouge grouille à tous les étages, entre les doigts, sur les lèvres, un peu sur les yeux aussi. Peinture d’un petit soldat. De l’oiseau, c’est une coquille vide. Quelques tripes minuscules éparpillées. Les organes, il se demande où ils sont passés. Entre les lèvres du mioche ? Dans l’estomac de celui qui jouit à la présence du grenat ? Peut-être. Le psy observe, toujours. Il n’est pas là pour agir. Ce n’est pas son terrain, c’est le domaine des autres, des adorateurs d’enfants. Jardin pour pédophiles. Quoique, trop grand celui-là. Bientôt dans la cage des adultes. Fini l’enfance, bonjour les sévices.

La main s’arrache de l’épaule. Ce n’est pas la peur qui pousse le geste. La peur, elle ne gronde plus pour ça. Mais les yeux du gosse crachent l’infâme, des promesses assassines, le sang sur les billes. Pourquoi qu’il lui demande. Pourquoi ne rien dire, pourquoi se montrer si… compréhensif ? Mefisto n’offre rien. Tout s’échange, tout se vend. Les phalanges s’accrochent à la main de l’inconnu, retiennent l’irradiation. Trop aisé de le laisser s’évader, se bercer d’illusions fantasmagoriques. Sous le pantalon, la chair tendue, avide. Il pourrait gueuler, hurler à l’attouchement, à toutes autres distinctions. « Les tuer te fait bander… c’est tout ? » Il se recule. Abandonne. « Tu dois tellement te brider à tuer des petits animaux… regarde ça. Elle est médiocre ta jouissance » Constat des tissus tâchés.  

© neon demon




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